C’est un coup dur pour l’une des législations environnementales les plus emblématiques d’Argentine. Le congrès argentin vient d’adopter un amendement qui ouvre la porte à l’exploration et l’exploitation minière dans des zones jusqu’ici protégées : les régions glaciaires.
Depuis 2010, leur délimitation relevait d’un institut scientifique national, garantissant de facto leur sanctuarisation en raison de leur rôle crucial comme réserves d’eau. Désormais, ce pouvoir est transféré aux provinces. Une décentralisation assumée par le président Javier Milei, qui a soutenu cette réforme et estime que l’activité minière pourra se développer « là où il n’y a rien à protéger ». Pour les opposants, le risque est majeur : près de 16 000 glaciers pourraient être fragilisés, mettant en jeu l’approvisionnement en eau de quelque 7 millions de personnes.