Quelques jours après le début de l’intervention militaire en Iran, la Russie apparaissait déjà comme LA grande bénéficiaire de ce conflit. Les chiffres du Centre for Research on Energy and Clean Air (CREA) viennent aujourd’hui le confirmer. En mars, les recettes issues des exportations d’énergies fossiles ont bondi de 52 % sur un mois, atteignant 713 millions d’euros par jour. Un niveau inédit depuis deux ans, grâce à l’explosion des revenus issus du pétrole brut transporté par voie maritime, en hausse de 115 %.

La demande a été fortement tirée par l’Inde, dont les importations de brut russe ont doublé entre février et mars. Même dynamique côté chinois : Pékin a accru ses importations de 14 % via l’oléoduc reliant la Sibérie orientale à son territoire et de 32 % par voie maritime.

Cette envolée des revenus repose avant tout sur la flambée des prix. Car dans le même temps, les volumes de combustibles fossiles exportés n’ont progressé que de 16 %. Une conjoncture idéale pour Moscou qui profite du chaos de la guerre pour regonfler ses finances.