Le ministre russe des affaires étrangères Sergueï Lavrov a dénoncé les « pressions économiques, y compris l’entrave à l’approvisionnement en ressources énergétiques » contre Cuba, les qualifiant « d’inacceptables ». Cette déclaration fait suite au récent décret émis par le président Donald Trump qui permet aux Etats-Unis d’imposer des droits de douane punitifs aux pays qui fournissent du pétrole à Cuba. La semaine dernière, c’est la Chine qui a déclaré qu’elle continuerait à fournir « tout le soutien et l’aide possibles », tout en appelant à « la levée immédiate du blocus et des sanctions visant Cuba ».

Jusqu’à la capture du président vénézuélien Nicolas Maduro, Caracas était l’un des principaux fournisseurs de pétrole de l’île. Très dépendante des énergies fossiles (le pétrole représentait 84% de ses approvisionnements énergétiques en 2023) Cuba connaissait déjà d’importantes pénuries de carburant et coupures d’électricité. Avec ce nouveau décret et la fin des livraisons de brut depuis le Venezuela – mais aussi depuis le Mexique – Washington applique une stratégie d’asphyxie sur La Havane dans l’espoir d’un effondrement du régime.