Bruxelles passe à la vitesse supérieure. La commission européenne vient de dévoiler une liste de 47 projets d’exploitation de terres rares et matériaux stratégiques sur son territoire qui bénéficieront de prêts ou garanties bancaires et de procédures d’exploitation accélérées. L’objectif ? Réduire la dépendance à la Chine et sécuriser les approvisionnements en matières premières critiques, soutenir la politique industrielle européenne et regagner en souveraineté.

Ces projets, répartis entre 13 Etats membres, incluent l’ouverture de mines mais aussi le raffinage et le recyclage de métaux tels que le lithium, le cuivre, le nickel ou encore le tungstène. L’UE veut ainsi assurer « au moins 10% des besoins d’extraction, 40% de la transformation et 25% du recyclage » sur son territoire pour 17 matières stratégiques définies par le Critical Raw Materials Act.

Alors que d’autres projets pourraient être sélectionnés courant 2025, cette stratégie à marche forcée n’est pas du goût de tout le monde et inquiète d’ores et déjà les défenseurs et ONG de protection de l’environnement.