On se bouscule à Alger. Après la visite de Giorgia Meloni et l’annonce d’un partenariat renforcé entre Eni et Sonatrach avec en ligne de mire « de nouveaux fronts comme le gaz de schiste ou l’exploration offshore », c’est au tour du ministre espagnol des Affaires étrangères de se déplacer en Algérie. Avec un objectif clair : sécuriser la coopération énergétique. Une visite hautement stratégique, qui acte d’un réchauffement express entre les deux pays après quatre ans de tensions diplomatiques suite au soutien espagnol au plan d’autonomie marocain sur le Sahara occidental.

Avec un conflit qui s’enlise au Moyen-Orient et des marchés gaziers sous pression, hors de question pour Madrid de perdre ce partenaire devenu son principal fournisseur de gaz depuis trois ans. Si le gazoduc Medgaz, qui relie les deux pays, fonctionne déjà « à plein régime », de nouveaux investissements dans le domaine de l’énergie ont été évoqués. Un rabibochage dicté par le blocage du détroit d’Ormuz.