Le groupe privé chinois ENN Energy Holdings, spécialisée dans les infrastructures énergétiques et engagée dans le développement de la fusion, a rejoint fin mars les travaux de l’International Tokamak Physics Activity (IPTA), une structure scientifique liée au projet ITER, dans le cadre duquel 35 pays collaborent, dont l’Union européenne, la Chine et les États-Unis. C’est une première pour ce programme, historiquement structuré autour d’acteurs publics, qui traduit une évolution du modèle de gouvernance, jusqu’ici fondé sur une coopération scientifique entre États.

Cette ouverture à un acteur privé, de surcroît chinois, soulève plusieurs interrogations quant aux trajectoires à venir. Elle pourrait marquer une évolution progressive de la coopération scientifique vers des dynamiques plus industrielles, voire concurrentielles.