Le gouvernement allemand a présenté son « Agenda Chimie 2045 », un plan pour enrayer la crise que traverse le secteur, « la plus profonde depuis l’après-guerre » selon le président de l’association de l’industrie chimique outre-Rhin. Ce programme destiné à « restaurer et sécuriser » la compétitivité propose plusieurs mesures, notamment la réduction des coûts énergétiques avec un tarif subventionné de l’électricité ainsi qu’un mécanisme de compensation des coûts supportés par les entreprises, liés à la tarification du carbone en Allemagne.

Le gouvernement milite également pour la réforme du système européen d’échange de quotas d’émissions et le maintien de quotas gratuits, alors que l’UE compte supprimer progressivement ces allocations pour y mettre fin en 2039. Mais derrière ces annonces, les discussions restent tendues, notamment sur les mécanismes de compensation, encore en négociations au ministère des Finances. Et en toile de fond, une réalité difficile : privée du gaz russe bon marché, l’industrie chimique allemande incarne aujourd’hui les fragilités économiques plus profondes du pays.