Guerre en Iran, détroit d’Ormuz bloqué : face au risque de pénurie d’hydrocarbures, plusieurs pays ressortent une vieille solution : le charbon. C’est le cas de la Corée du Sud qui a décidé d’augmenter la cadence. Le plafond de production de ses centrales, jusqu’ici limité à 80 % de leurs capacités, vient d’être supprimé. Dans le même temps, le nucléaire est lui aussi mobilisé : la production, auparavant plafonnée à 60 %, a été relevée à 80 %.
En parallèle, en Inde, géant mondial du charbon, les autorités assurent pouvoir faire face à une « hausse sans précédent » de la demande grâce à des réserves estimées à 210 millions de tonnes, d’autant que la South Eastern Coalfields Ltd, deuxième compagnie minière du pays, se prépare déjà à accélérer la production.
Résultat : le charbon, pourtant l’un des combustibles les plus polluants, fait un retour en force sur le marché de l’énergie. Son prix a d’ailleurs flambé ces derniers jours, dépassant les 150 dollars la tonne.