Entré en vigueur le 1er janvier, le mécanisme européen d’ajustement carbone aux frontières (MACF ou CBAM) s’attire à nouveau les foudres de Pékin. Le ministère chinois du Commerce l’a en effet qualifié « d’inéquitable » et « discriminatoire », déplorant « un nouveau protectionnisme commercial » violant les principes de l’Organisation Mondiale du Commerce. Pékin a indiqué que toutes les mesures nécessaires seraient prises pour contrer ces « restrictions commerciales injustes ».

D’autres pays, comme les Etats-Unis ou l’Inde, avaient également fait part de leur opposition à cette taxe, la qualifiant « de barrière commerciale unilatérale ». Pour rappel, celle-ci s’applique aux importations de certaines marchandises entrant sur le sol européen (acier, aluminium, ciment, fer, fertilisants, électricité et hydrogène) dès lors qu’elles proviennent de pays dont les règles en matière d’émissions carbone sont moins strictes que dans l’UE.