Pluies « toxiques » sur Téhéran, dénonciation d’un « écocide » par le ministre des Affaires étrangères iranien… L’environnement aussi paye aussi un lourd tribut à la guerre au Moyen-Orient. Un constat corroboré par le think thank Conflict and Environment Observatory (CEOBS), qui répertorient 230 incidents représentant un risque environnemental pendant les premiers jours de l’intervention militaire Epic Fury.
Ce think thank distingue cinq types d’incidents. Le plus récurrent est le ciblage de bases ou de matériels militaires à l’origine d’une dispersion de métaux lourds, composés explosifs ou dioxines. Les frappes contre des navires et des infrastructures portuaires exposent également les milieux aquatiques à d’importantes pollutions. S’ajoutent les déversements et incendies d’infrastructures pétrolières et gazières, qui dispersent du méthane, du dioxyde de soufre, ou du monoxyde de carbone. Enfin, la dissémination de composés chimiques liés à des frappes contre des usines de dessalement et de potentiels rejets radioactifs dus au ciblage d’installations nucléaires – pour l’heure non avérés – constituent aussi des risques pour la contamination des sols, des eaux et de l’atmosphère. Des atteintes à l’environnement dont l’impact perdurera bien après la guerre.