La renaissance du nucléaire prend de l’ampleur. La Belgique, l’Italie, le Brésil et la Chine viennent de rejoindre la déclaration de la World Nuclear Association visant à tripler leur part du nucléaire d’ici à 2050. Lancée lors de la COP28 à Dubaï, l’initiative rassemble désormais 38 États décidés à relancer massivement l’atome. Objectif : accélérer le déploiement de nouveaux réacteurs et de technologies nucléaires avancées pour renforcer la production d’électricité bas carbone.
Pour certains pays, l’enjeu est de bâtir une véritable filière. C’est le cas du Brésil, où le nucléaire reste marginal dans le mix électrique : environ 2 GW en 2025. Brasilia vise désormais 10 GW d’ici 2050, grâce à la construction de quatre nouvelles centrales. Pour d’autres, il s’agit d’accélérer une dynamique déjà spectaculaire. En Chine, près d’une trentaine de réacteurs sont actuellement en construction. Pékin vise déjà 110 GW de capacité nucléaire d’ici 2030, soit une hausse de 76 % par rapport à 2025.