Pour la première fois de son histoire, l’Union européenne a produit davantage d’électricité issue du solaire et de l’éolien (30%) que des énergies fossiles (29%) en 2025. C’est l’un des enseignements majeurs du dernier rapport sur l’électricité européenne publié par le think tank Ember spécialisé sur l’énergie. Le nucléaire arrive en troisième position, devant l’hydroélectricité.

Ce chiffre record est tiré par la croissance du solaire, dont la production a bondi de 20% par rapport à 2024, pour atteindre 369 TWh l’an dernier. Une hausse qui lui permet de représenter 13% de l’électricité produite. Au total, les énergies renouvelables – avec l’hydraulique et les bioénergies – ont fourni 48% des électrons du Vieux Continent. Autre tendance confirmée en 2025 : la baisse significative du charbon, à l’origine de 9,2% de la production d’électricité en Europe, son plus bas niveau historique.

Ces chiffres positifs ne doivent cependant pas masquer la résurgence du gaz, dont la production d’électricité a augmenté en moyenne européenne de 8% par rapport à 2024, avec une progression rapportée dans 15 des 27 Etats membres. Ainsi, après 5 années consécutives de baisse, 2025 marque un tournant avec une croissance des importations gazières. In fine, les pays de l’Union européenne doivent s’acquitter d’une facture salée de près de 32 milliards d’euros (+16% par rapport à 2024). Une facture qui a augmenté pour la première fois depuis 2022 et la guerre en Ukraine, imputée en grande partie à l’Allemagne et l’Italie. Signe, s’il en fallait un, qu’il reste encore du chemin à parcourir en matière de transition et de souveraineté énergétiques.