WARM vous présente en exclusivité l’indicateur de sensibilité au conflit – Iran Conflict Sensitivity Index (ICSI) – de notre partenaire TAC ECONOMICS. Il agrège cinq dimensions : l’exposition énergétique (dépendance aux importations de pétrole et de gaz naturel liquéfié en provenance du Golfe), l’exposition maritime (risque lié à une fermeture du détroit d’Ormuz pour les flux commerciaux et énergétiques), l’exposition commerciale (part du PIB tributaire des échanges avec le Moyen-Orient), la vulnérabilité macro-financière (réserves de change, dette externe, prime de risque, inflation) et l’exposition géopolitique (proximité géographique et qualité des alliances avec les parties au conflit Iran-Israël).
Sans surprise, les pétromonarchies du Golfe sont en tête de liste des pays les plus impactés mais certains pays plus éloignés géographiquement montrent une sensibilité élevée au conflit comme la Corée du sud et la Thaïlande en raison de leur exposition maritime forte au blocage du détroit d’Ormuz.

Les pays européens affichent des niveaux de sensibilité intermédiaires malgré une exposition géopolitique élevée : l’île de Chypre, membre de l’Union européenne, a en effet été la cible début mars d’une attaque de drone iranien car elle abrite la base militaire britannique d’Akrotiri utilisée par les Etats-Unis dans le conflit. La France a envoyé son porte-avions pour assurer une mission de défense en Méditerranée. Paris opère également des bases militaires et a conclu un certain nombre d’accords de défense avec des pays du golfe Persique. Pour autant, cette exposition est “compensée“ par une faible dépendance au détroit d’Ormuz, notamment pour les approvisionnements énergétiques. Cela s’explique en partie par la part grandissante des hydrocarbures importés depuis les Etats-Unis, en particulier le GNL passé de 13% à 56% de l’approvisionnement de l’Union européenne entre 2020 et 2025.