La conquête de l’espace est entrée dans un nouvel âge : les ambitions prométhéennes des milliardaires de la tech, la révolution de l’IA et les rivalités entre puissances bouleversent le paysage et les imaginaires. Habiter la Lune, mettre le pied sur Mars, déployer des data centers dans l’espace… les projets les plus fous se multiplient. A la hauteur des risques : le « New space » libre de toute régulation est déjà saturé de satellites, entravé de millions de débris qui menacent la sécurité.
La Lune est en passe de susciter une nouvelle onde de choc dans la mémoire de l’opinion mondiale : 68 ans après Spoutnik et son « bib-bip », 64 ans après le sourire de Gagarine, premier humain dans l’espace, 56 ans après Neil Armstrong, foulant le sol sélène le 20 juillet 1969, dans une séquence en mondovision suivie par plus de 450 millions de téléspectateurs… Tout semble se conjuguer pour un scénario qui marquera à nouveau l’histoire : débauche technologique, compétition effrénée, rivalités impériales, cash sans limite et mégalomanie de milliardaires… La course est lancée et une nouvelle odyssée de l’espace se prépare sous nos yeux.
Cette odyssée n’est plus l’apanage de deux Etats maîtres du monde, quand Russes et Américains se jaugeaient en pleine guerre froide. Elle n’est pas non plus le lieu d’affrontement de puissances émergentes, quand le Brésil, la Chine, l’Inde, Israël ou plus récemment les Emirats arabes unis investissaient à leur tour l’espace au tournant du millénaire. Ce troisième âge spatial est porté par un nouvel imaginaire : habiter l’espace ! Un rêve ou un fantasme peut-être, mais surtout un objectif affiché sans ambages par une nouvelle génération d’entrepreneurs avides de marquer de leur nom l’histoire spatiale. Il ne s’agit plus de voler en apesanteur à 400 kilomètres d’altitude autour de la Terre, comme l’ont pratiqué plus de 250 astronautes, cosmonautes et spationautes dans la navette spatiale internationale (ISS) depuis l’an 2000. Ou comme les taïkonautes jusqu’au mois d’avril dernier à bord de la station Tiangong, le « palais céleste » chinois mis en orbite en 2021. Il s’agit cette fois de revenir sur la Lune et de s’y installer. Tout en lorgnant plus loin, vers la planète rouge, à plus de 200 millions de kilomètres…

Bienvenue dans l’ère du « New Space »
De richissimes acteurs privés ont rejoint les Etats dans la course et jeté les jalons de ce qu’on appelle désormais le « New Space ». Elon Musk, Jeff Bezos, Richard Branson ou le milliardaire japonais Maezawa (qui a passé 12 jours sur l’ISS) multiplient les annonces fracassantes et les investissements, et jurent d’inventer le tourisme spatial.
Poser le pied sur Mars ? C’est Elon Musk, à la tête de Space X et de Tesla, qui en a instillé l’idée dans les esprits. Installer des data centers dans l’espace ? C’est encore Musk qui fait la course en tête : invité surprise à Davos, il a confirmé et détaillé l’existence d’un plan de Space X pour placer sur orbite des data centers alimentés par un gigantesque réseau de centrales solaires… Musk – dont l’ami astronaute Jared Isaacman a pris la tête de la Nasa – présente l’informatique orbitale comme une véritable révolution pour l’intelligence artificielle et la connectivité mondiale. Et il n’est pas le seul : le PDG d’Alphabet, Sundar Pichai, et l’ancien patron d’Amazon, Jeff Bezos, dont la société Blue Origin a parfaitement réussi le vol inaugural de son lanceur New Glenn en novembre dernier, rêvent eux aussi d’installer des centres de données dans l’espace pour les charges de travail de l’IA.
En Chine, c’est Yao Song, fondateur de la start-up Orienspace adossée à l’agence spatiale CNSA (China national space administration). En Europe aussi, de nouvelles figures entrepreneuriales émergent, comme Antoine Fourcade, étoile montante française avec son Sirius Space Services et ses lanceurs réutilisables ; l’Allemand Daniel Metzler, avec Isar Aerospace et ses micro-lanceurs ; David Henri, Jean-Luc Maria, Nicolas Heitz, Paul Lascombes, les quatre fondateurs d’Exotrail, spécialisée dans les moteurs pour satellites de petite taille…
Une conquête essentielle à la géopolitique
Pas étonnant que les entrepreneurs se bousculent : la conquête spatiale demeure essentielle aux avancées technologiques, c’est un territoire d’investissement, un fabuleux moteur de la R&D avec de multiples retombées au sol. Elle permet de développer des techniques multiples comme la connectivité généralisée, le contrôle des satellites par intelligence artificielle, les équipements de bord et au sol, services en orbite…
C’est aussi un levier de puissance géopolitique. La conquête spatiale s’est toujours fort bien accommodée des tensions internationales, même et peut-être surtout par temps de guerre. L’espace est né de la Deuxième guerre mondiale, des missiles allemands V1 et V2 mis au point par Wernher Von Braun, devenu un des piliers de la Nasa américaine et père de la fusée Saturne V qui avait propulsé les missions Apollo vers la Lune. Science (mécanique céleste, propulsion…) et technologie (matériaux, moteurs…) ont fait alliance. Américains et Russes cherchaient à disposer des meilleurs propulseurs pour leurs têtes nucléaires.
Partie en retard, la Chine s’est invitée dans la course. Inspiré à l’origine par les exploits soviétiques, l’Empire du Milieu se devait d’y aller de sa démonstration lunaire. Signe indubitable de la qualité de son ingénierie, le développement de sa station spatiale Tiangong indépendamment du reste du monde et de la puissante fusée Longue Marche 10, destinée à propulser des taïkonautes vers la Lune, a marqué de manière tonitruante son entrée dans le club des géants de l’espace. Et si les Chinois y parviennent d’ici 2030, comme l’a ré-affirmé en octobre dernier Zhang Jingbo, le porte-parole du programme spatial habité, le succès sera porté à son comble. Surtout si cet alunissage était réussi avant même celui des Américains, officiellement prévu pour 2027 avec le programme Artemis de la Nasa.
Le pied chinois sur le sol lunaire porterait un rude coup à la domination spatiale américaine, d’autant que Donald Trump se verrait bien décrocher la Lune avant la fin de son mandat en 2029. Mais les difficultés ne manquent pas. Les retards du vaisseau Starship HLS développé par Space X, prévu pour l’alunissage des astronautes d’Artemis, inquiètent. La Nasa s’est montrée fébrile au point de rouvrir à l’automne dernier la compétition pour cet alunisseur, mettant en piste deux entreprises fameuses : Blue Origin, fondée par Jeff Bezos, et Lockheed Martin, pilier classique du spatial et de la défense aux Etats-Unis.
Le suspense va aller grandissant : Artemis 2, première mission habitée du programme Artemis devrait donner le ton. Ses quatre astronautes vont-ils décoller dès le 6 février – la fenêtre de tir possible dure jusqu’en avril – via le lanceur SLS et partir pour dix jours en faisant le tour de la Lune à bord de leur capsule Orion ?
Des mégaconstellations de satellites
Les nouveaux acteurs privés ont déjà radicalement changé le paysage. Fini, le monopole étatique et le seul « Legacy space ». Vive le « New Space » et la démultiplication exponentielle des satellites. Comme l’explique Xavier Pasco, à la tête de la Fondation pour la recherche stratégique (FRS), auteur de l’ouvrage « La ruée vers l’espace » (Tallandier, 2024) : « Le changement d’ordre de grandeur dans l’activité spatiale est essentiellement imputable à l’explosion du nombre de satellites de télécommunications lancés en orbite basse en remplacement ou en complément des satellites géostationnaires auxquels cette activité était traditionnellement dévolue ». Et de préciser lors d’une rencontre intitulée « Mesures, démesures et modèles de la conquête spatiale » (1), qu’il y a actuellement plus de « 12 000 satellites actifs en orbite, dont 8 000 appartiennent à Elon Musk ».

Ces satellites sont lancés en grappes par des fusées partiellement réutilisables, telle Falcon 9 dont le booster principal (1er étage de la fusée) peut être récupéré et réemployé, ce qui diminue de presque trois quarts les coûts de lancement. Depuis leur orbite basse (2), ils permettent des communications rapides avec le sol, d’une vingtaine de millisecondes ou moins.
Et ce n’est pas fini. Les mégaconstellations devraient s’agrémenter de plusieurs autres dizaines de milliers de satellites. Sans oublier les constellations chinoises : Huawei (et ses 10 000 satellites), Qianfan (12 000) ou l’étatique Guowang (13 000).
Selon les plans de SpaceX, l’objectif est de « porter la constellation Starlink à environ 42 000 satellites en 2030 », permettant en théorie « une couverture Internet intégrale de la planète ». Ainsi le rythme des lancements est-il devenu effréné, sans commune mesure avec celui de jadis : 261 lancements en 2024, peut-être jusqu’à 300 en 2025, alors qu’il n’atteignait pas la centaine par an entre 1957 et 2015, quand s’est profilé le « New Space ».
Le réveil des Européens
Après un temps de sidération devant la puissance et la rapidité de ces déploiements, les Européens ont amorcé un sursaut : en octobre dernier, l’annonce officielle d’un accord établi entre les grandes entreprises Airbus, Thales et Leonardo pour créer un « nouveau champion des satellites » (6,5 milliards d’euros de CA, 25 000 salariés) a rasséréné les contempteurs d’une Europe à la traîne – même si la fusée Ariane 6 commence à enchaîner les succès.
« Nous utilisons tous l’espace sans le savoir, il nous rend nombre de services dans notre vie quotidienne, indique Géraldine Naja, directrice en charge des contrats, de l’industrie et de la commercialisation à l’agence spatiale européenne (ESA). Nous estimons qu’on utilise environ 40 à 50 satellites par jour, que ce soit pour la météo, les communications, le positionnement (GPS)… ».
Nombre de ces satellites assure le monitoring crucial de notre planète à l’heure du réchauffement climatique. C’est en permanence que l’évolution de l’atmosphère terrestre et celle de l’océan qui couvre 70% de la surface de la planète, doivent être mesurées. Outre les capteurs terrestres, à bord de balises ou de navires, c’est depuis l’orbite qu’une véritable surveillance globale est assurée. L’Europe est d’ailleurs en pointe sur ce sujet (lire l’article « L’urgence climatique sous l’œil de Copernicus »).
Des constellations dédiées – pour la cartographie, le suivi de mouvements de forces armées sur les théâtres d’opérations ou le suivi de crises – se développent. A l’instar de Starshield, de Space X (actuellement 199 satellites en orbite de type Starlink avec capacités renforcées) pour le compte du National Reconnaissance Office et du département de la Défense aux Etats-Unis. L’Union européenne bénéficiera d’Iris2 déployée en 2030. Selon son coordinateur interministériel Jean-Pierre Diris, « l’Europe a souhaité disposer de sa constellation propre, afin d’éviter de dépendre d’acteurs extra-européens pour ses besoins stratégiques, militaires et gouvernementaux », avec un contrat public-privé de 10,6 milliards d’euros. Avec à la clé, « un saut technologique en matière de miniaturisation électronique » (3).
Une R&D de haute volée ? L’Europe spatiale sait la pratiquer, et tout particulièrement dans des missions qui continuent de faire rêver. L’astronaute française Sophie Adenot va s’inscrire dans une grande lignée en rejoignant la Station spatiale internationale en février, à bord d’un vaisseau Crew Dragon de Space X : elle y réalisera de multiples expériences scientifiques, médicales et techniques.
Un espace déjà très pollué
Paradoxe ? La multiplication des satellites génère des risques cataclysmiques. Depuis plusieurs années, les astronomes ont commencé à s’en plaindre : leurs images sont parasitées par des traces lumineuses, celles des lumières réfléchies par des grappes de satellites. L’observation du ciel profond sera-t-elle un jour compromise par de telles perturbations ?
« Pollution de l’espace, quelle régulation ? » s’interrogeaient récemment (4) Guy Perrin, académicien des sciences, astronome à l’observatoire de Paris, co-auteur du rapport « Grandes Constellations de Satellites : Enjeux et Impacts » (5) et Joachim Coste, chef de produits Défense de la jeune société Look Up Space, spécialisée dans la sécurité des activités orbitales, fondée en 2022. Constat navrant, après sept décennies de conquête, l’espace est déjà pollué. Et c’est une course contre une réelle catastrophe spatiale qui est lancée.
Les fauteurs de troubles ? La multitude de débris, nés de collisions entre satellites ou de tests de destruction. Guy Perrin égrène les chiffres : il y aurait en orbite « dix mille tonnes de débris, soit 28 000 objets de plus de 10 centimètres, un demi-million de la taille d’une bille, cent millions d’environ 1 millimètre ». Problème, à la vitesse à laquelle se déplacent ces débris, leur énergie est faramineuse. Dans un souci louable de vulgarisation, les académiciens font le calcul : « un débris en aluminium de 1 millimètre de rayon a l’énergie d’une boule de bowling lancée à 100 km/h ; un débris de 1 centimètre celle d’une voiture à 130 km/h ; de 10 centimètres celle de 40 kilos de TNT ».
Et les épisodes dangereux se multiplient. En décembre, grosse frayeur avec l’explosion d’un satellite Starlink ! Conséquence, l’annonce officielle début janvier d’une manœuvre de très haut vol par Space X à effectuer pendant l’année 2026 : la constellation doit être reconfigurée, l’altitude de 4 400 satellites Starlink devant être baissée de 70 kilomètres, leur orbite chutant de 550 à 480 kilomètres au-dessus de nos têtes. Manœuvre délicate qui n’est pas tout à fait une nouveauté : « En 2024, sur 6 mois, Starlink a dit avoir fait 72 000 manœuvres d’évitement (pour ses 8 000 satellites) à cause de risques de collision ! », soulignait Joachim Coste en septembre 2025. Une pratique délicate et pas très favorable au business, car de telles manœuvres obligent à utiliser du carburant, « en sachant qu’aujourd’hui, on n’est pas encore tout à fait capable de faire le plein en orbite »…
La surveillance d’un espace au bord de la saturation est devenue stratégique. Elle est assurée outre-Atlantique par la « United States Strategic command » (Stratcom) qui tient un véritable catalogue des débris. Faudra-t-il un jour des hordes de robots-nettoyeurs d’orbite ? C’est le « syndrome de Kessler » qui menace, un scénario catastrophe prophétisé dès 1978 par Donald J. Kessler, consultant à la Nasa, qui redoutait déjà « la multiplication des débris en orbite et même une réaction en chaîne avec augmentation exponentielle du nombre de débris », précise le rapport de l’Académie des sciences.
Vers une régulation internationale ?
Les appels se multiplient pour réclamer « une régulation internationale ». « Encore faudrait-il savoir réguler le mieux possible, sans entraver l’innovation », insiste Nathalie Popiolek, fondatrice en 2021 de la société de conseil Adæquate Consulting, qui a mené en 2025 plusieurs ateliers explorant des scénarios consacrés à l’après « New Space ». « Il faut laisser de l’initiative aux entreprises privées tout en sachant que l’espace est un secteur concurrentiel où il y a de multiples défaillances de marché ».
Dans ce domaine aussi, les Etats vont continuer de jouer un rôle crucial et les entreprises vont s’adosser à leurs grands programmes. Car les spécialistes de la Défense le savent au premier chef : « il n’est plus concevable de faire la guerre sans utiliser de satellites, comme le conflit ukrainien n’a pas manqué de le montrer », constate Xavier Pasco. « Les technologies spatiales sont une composante déterminante de l’autonomie d’appréciation des armées », affirmait dès 2024 le sénateur Jean-François Rapin dans son rapport spécial sur le financement de la politique spatiale française (6).
Contre le « syndrome de Kessler », une seule certitude : il faut s’opposer au développement de l’utilisation d’armes anti-satellites, génératrices de milliers de débris supplémentaires. À meilleure preuve, un test chinois en janvier 2007 : la destruction d’un de ses propres satellites météo, Fengyun-1C alors hors service, par un missile balistique lancé depuis la base de Xichang aurait engendré plus de 3 000 débris… L’expérience a marqué les esprits : toute confrontation en orbite aurait des conséquences dramatiques pour tous.
Les scientifiques refusent de se faire voler l’espace
Face aux visées des milliardaires de la tech, les scientifiques ont bien l’intention de poursuivre leur quête de connaissance pure. Ils visent l’exploration de nouvelles cibles comme les comètes, telles que « Tchouri » qui fut visitée en 2014 par Philae après un périple de dix ans de la sonde Rosetta de l’ESA ; ou encore les astéroïdes que les Japonais et leur agence JAXA affectionnent, rapportant ces dernières années des échantillons depuis Itokawa et Ryugu, objets célestes dont les secrets remontent aux débuts de notre système solaire.
Aujourd’hui, c’est la sonde Juice, lancée en avril 2023 par Ariane 5 depuis le port spatial de l’Europe à Kourou, qui vise trois lunes glacées de Jupiter – Ganymède, Callisto, Europe. Elle doit les survoler à partir de 2031 puis tourner pendant environ 9 mois autour de Ganymède. « C’est la première fois qu’une mission a pour but de mettre une sonde en orbite autour d’un satellite des planètes géantes », se réjouit l’astrophysicienne Athena Coustenis, directrice de recherche au CNRS. Il serait bon de partir à la découverte d’Encelade, satellite de Saturne aux geysers spectaculaires imagés par la sonde Cassini, une autre lune « à viser » tout particulièrement, conseille-t-elle.
La Nasa et l’ESA y voient aussi une cible de choix pour les années à venir. Encelade abriterait-elle de la vie extraterrestre dans l’océan sous sa croûte de glace ? Si une sonde interplanétaire s’y pose, la fore et rapporte des échantillons, elle pourrait donner des idées sur la façon dont la vie est apparue sur notre propre planète, estime Athena Coustenis qui vient de publier avec Thérèse Encrenaz « L’énigme de la vie dans le cosmos » (éd. Eyrolles). Dans son ouvrage « 2010 : Odyssée deux », Arthur C. Clarke faisait la part belle à une autre lune gelée, Europe, comme possible lieu de vie. Elle était visitée par des équipages humains. Un jour, peut-être…
Dominique Leglu
- Rencontre du 15 octobre à l’Institut Diderot : https://www.youtube.com/watch?v=s3es3u8t7oM
- Low Earth Orbit (LEO), entre 500 et 1200 kilomètres, le plus souvent vers 550 kilomètres d’altitude pour les satellites Starlink.
- Infrastructure de résilience, d’interconnectivité et de sécurité par satellite. 264 satellites à 1200 km d’altitude et 18 satellites à 18 km d’altitude, que l’Europe doit déployer en 2030 : https://www.polytechnique-insights.com/tribunes/industrie/iris2-tout-savoir-sur-cette-nouvelle-constellation-europeenne/
- Rencontre du 25 septembre organisée à l’Hôtel de l’industrie par l’Association française pour l’avancement des sciences (AFAS), la Société d’encouragement de l’industrie nationale (SEIN) et la Société des ingénieurs et scientifiques de France (IESF)
- Publié le 30 mars 2024 : https://www.academie-sciences.fr/pdf/rapport/rapport_constellations_satellites_2024.pdf
- https://www.senat.fr/fileadmin/Commissions/Finances/2023-2024/Essentiels/ESSENTIEL_RECH_SPATIAL_post-commission.pdf et https://www.defense.gouv.fr/sites/default/files/cde_1/Synthese_SSD.pdf