Parmi les neuf déclarations adoptées à l’unanimité lors du G7, celle consacrée à la sécurisation des chaînes d’approvisionnement en minerais critiques figure parmi les plus stratégiques. Soutenue officiellement par l’Australie, poids lourd de l’industrie minière, elle acte de la création d’une Alliance du G7 pour la résilience et la production de minerais critiques.

Cette nouvelle coalition, ouverte à des partenaires « affinitaires » sous réserve de l’accord des États membres, s’appuiera sur une plateforme destinée à favoriser la diversification des chaînes de valeur et à coordonner les initiatives existantes. Un dispositif qui doit être développé en étroite coopération avec l’Agence internationale de l’énergie (AIE) et l’OCDE, qui pilotent déjà un programme consacré à la sécurité des minerais critiques.

Au-delà de son architecture, le texte fixe un cap clair : réduire la dépendance vis-à-vis « d’un seul fournisseur », la Chine, sur les terres rares et aimants permanents. L’objectif affiché est de ramener cette dépendance sous le seuil de 60 % d’ici 2030, avec une cible de 50 % « dès que possible ». Le souvenir des restrictions imposées par Pékin à l’été 2025 sur l’exportation d’aimants permanents à base de terres rares a permis ce consensus.

Dans un contexte de tensions croissantes pour l’accès aux ressources stratégiques, la déclaration dénonce d’ailleurs les restrictions à l’exportation et souligne, à l’inverse, le « rôle pivot » de la coopération internationale. Elle prévoit également une série de mesures destinées à renforcer la résilience des chaînes d’approvisionnement des pays du G7, à accélérer la mobilisation des financements en partenariat avec le secteur privé et à explorer de nouveaux outils de soutien au marché, notamment des mécanismes de stabilisation des revenus et de compensation des écarts de prix.