C’est à Gdansk, en Pologne, que s’est tenue l’Ukraine Recovery Conference, le rendez-vous international consacré à la reconstruction de l’Ukraine. Chefs d’État, investisseurs et industriels y étaient réunis pour dévoiler les futurs chantiers du pays. Kiev a présenté plus de 530 projets d’investissement et a révélé que 10 Mds€ d’accords et partenariats avaient été conclus pour la reconstruction du pays, dont le versement de la première tranche du prêt européen de 90 Mds€.

Un dossier majeur n’a en revanche donné lieu à aucune annonce officielle : l’accord sur les minerais stratégiques signé entre Kiev et Washington en 2025. Début 2026, les autorités ukrainiennes assuraient pourtant que trois initiatives devaient bénéficier de financements américains dans ce cadre de l’accord sur les minerais, mais seul un projet a reçu des fonds, une start-up spécialisée dans les drones, sans lien avec les métaux et minerais critiques. De quoi nourrir les interrogations sur la réalité des engagements américains pour un accord pourtant présenté comme historique lors de sa signature.

A contrario, les Européens semblent plus actifs : la BERD et la société ukrainienne BGV Group Management ont annoncé avoir signé une lettre d’intention pour la construction d’une mine de Graphite.