Article actualisé le 18 juin –
Sans attendre la signature de l’accord entre les Etats-Unis et l’Iran, trois tankers iraniens de la National Iranian Tanker Company avaient franchi le détroit d’Ormuz en laissant leur transpondeur allumé. Un geste hautement symbolique car depuis l’instauration d’un blocus maritime américain le 13 avril, aucun transit déclaré de navires iraniens n’avait été observé. Plus révélateur encore, ces tankers transportaient près de 3,8 millions de barils de pétrole destinés à l’exportation, ce qui crédibilisait un peu plus la conclusion d’un accord. Les marchés pétroliers avaient aussi anticipé, les prix de l’or noir sont en forte baisse depuis l’annonce du deal.
Conséquence immédiate, les cartes de la géopolitique semblent de nouveau rebattues : une déclaration des chefs d’Etats du G7 d’Evian annonce un durcissement des sanctions sur le pétrole et le gaz russes, rendu possible grâce à la réouverture d’Ormuz.
Sans attendre la date annoncée du 19 juin pour une signature en Suisse, l’accord a finalement été paraphé par les deux parties dans la nuit du 17 juin, comme l’a annoncé Donald Trump à la sortie du dîner de Versailles.