A l’heure où le blocage du détroit d’Ormuz rappelle l’extrême dépendance de nombreux Etats aux hydrocarbures, la Colombie accueille, le 24 avril, une conférence inédite : la première rencontre mondiale dédiée à la sortie des énergies fossiles.
Pour la ministre de l’Environnement, Irene Torres, ce sommet « arrive au meilleur moment ». Né des impasses répétées des COP pour fixer un cap clair pour tourner la page du pétrole, du gaz et du charbon, ce rendez-vous, co-organisé avec les Pays-Bas, réunira plus d’une cinquantaine de pays. Parmi eux, des pays producteurs d’hydrocarbures comme le Canada, la Norvège ou le Brésil, mais aussi des puissances européennes – France, Allemagne, Royaume-Uni – et des États insulaires en première ligne face au réchauffement climatique, tels que Tuvalu, les îles Fidji ou le Vanuatu.
Sans surprise les Etats-Unis, de même que les principaux pays producteurs d’hydrocarbures – Russie, Arabie Saoudite – ou encore la Chine ne seront pas présents. Hôte de l’événement, la Colombie entend incarner le virage vers la transition bas carbone : premier exportateur de charbon et quatrième exportateur de pétrole des Amériques, le pays a annoncé l’an dernier l’arrêt de toute nouvelle licence d’exploration d’hydrocarbures.