La bataille judiciaire entre Kiev et Moscou franchit un nouveau cap. À la demande du groupe énergétique ukrainien Naftogaz, les autorités norvégiennes ont saisi dans l’archipel du Svalbard, il y a quelques jours, un navire océanographique appartenant à l’État russe, qui effectuait des expéditions commerciales dans l’Arctique. Une saisie complétée d’une demande de vente forcée de ce navire, selon des documents obtenus par l’AFP le 4 septembre.

Cette opération s’inscrit dans un vaste contentieux qui oppose Naftogaz à la Russie depuis l’annexion de la Crimée. Le tribunal international de La Haye a en effet condamné Moscou à indemniser le groupe public ukrainien pour la saisie illégale de ses actifs dans la péninsule, mais la Russie refuse, à ce jour, de s’acquitter d’une créance de près de 4,3 Mds$, des fonds devenus critiques pour Naftogaz et la reconstruction des infrastructures énergétiques du pays. Alors que le groupe ukrainien a lancé des procédures dans une dizaine d’Etats, son PDG a déclaré que l’entreprise allait « continuer à cibler les actifs russes dans le monde entier jusqu’à ce que Naftogaz et ses filiales soient intégralement indemnisés ».