Au Nouveau-Mexique, le fleuve Rio Grande n’est plus qu’un lit de sable par endroits. En cause : la sécheresse, mais aussi l’explosion des besoins en eau des géants de la tech. Meta est particulièrement pointé du doigt depuis l’installation de son immense data center à Los Lunas, dont la consommation atteindrait près de 75 millions de gallons d’eau par an, soit environ 283 millions de litres directement prélevés dans le Rio Grande.
Et la pression pourrait encore s’intensifier. Le futur data center « Project Jupiter » de la société américaine Oracle, en construction dans le comté de Doña Ana, près de la frontière mexicaine, constitue un autre point d’inquiétude. Au total, le Nouveau-Mexique compte désormais 21 data centers, en activité ou en chantier, dont les besoins cumulés dépasseraient 1,8 milliard de gallons d’eau par an. Dans un État frappé par un enneigement historiquement bas cette année et où l’agriculture dépend déjà fortement des réserves hydriques, ces infrastructures sont désormais soupçonnées d’accélérer un assèchement sans précédent des cours d’eau comme le Rio Grande.