La guerre en Iran provoque un effet collatéral inattendu : une envolée spectaculaire des exportations chinoises liées au photovoltaïque. Selon le think tank spécialisé dans l’énergie Ember, les ventes mondiales de produits solaires chinois – cellules, panneaux et wafers (plaquettes de semi-conducteurs) – ont quasiment doublé entre février et mars. La poussée est particulièrement marquée en Asie, où les tensions sur les approvisionnements en hydrocarbures poussent plusieurs Etats à accélérer leur transition énergétique. Les ventes chinoises y explosent : +384 % en Malaisie, +141 % en Inde et +108 % au Laos entre février et mars. Mais c’est en Afrique que la percée atteint des niveaux record. Les ventes de technologies photovoltaïques chinoises bondissent de 519 % au Nigeria, de 391 % en Éthiopie et de 207 % au Kenya.

    À eux seuls, l’Asie et l’Afrique concentrent près des trois quarts de cette flambée des exportations. Reste que l’Europe n’échappe pas au phénomène, avec une hausse qui concerne surtout les panneaux. Résultat, les technologies développées par Pékin apparaissent comme les grandes gagnantes économiques du conflit au Moyen-Orient.