Après le pétrole, Donald Trump relance le charbon. Le président américain a dévoilé un vaste plan de soutien à cette énergie fossile historique, doté de 700 M$. Le programme prévoit la modernisation de 14 centrales électriques et de 42 mines en activité, la construction de deux nouvelles centrales, en Virginie-Occidentale et en Alaska, ainsi que l’aménagement d’un terminal portuaire à Oakland, en Californie, destiné aux exportations.

Cette initiative marque un revirement spectaculaire dans un secteur en déclin depuis plus d’une décennie. Les États-Unis n’avaient plus inauguré de centrale à charbon depuis 2013, tandis que la production nationale a chuté de près de 50 % entre 2005 et 2020 sous l’effet de la concurrence du gaz naturel et des énergies renouvelables. Depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche, la tendance s’est toutefois inversée, avec une hausse de la production estimée à 10 %. Une dynamique que l’administration entend désormais accélérer. Dans le contexte de la guerre en Iran et de la flambée des coûts énergétiques, le président américain présente le charbon comme un levier de souveraineté capable de « maintenir des tarifs de l’électricité très bas ». Une offensive qui consacre le retour du charbon au cœur de la politique énergétique américaine, à rebours des trajectoires suivies par la plupart des économies développées.