La fermeture du détroit d’Ormuz n’aura pas freiné Saudi Aramco. Bien au contraire. Le géant saoudien vient d’annoncer des résultats historiques pour le 1er trimestre 2026, avec un bénéfice en hausse de 25 %, passant de 25 à 32 Mds$ en un an. En pleine guerre en Iran, l’explosion des cours du brut a largement compensé la baisse des volumes exportés et la hausse des coûts d’exploitation. Le prix du baril, qui évoluait autour de 70$ avant le conflit, a dépassé les 100$ en moyenne, dopant mécaniquement les revenus du groupe.
Au cœur de cette résilience : l’oléoduc Est-Ouest, qualifié « d’artère vitale » par le CEO d’Aramco, Amin Nasser. Mi-avril, le groupe annonçait le retour à capacité maximale de cette infrastructure stratégique, soit 7 millions de barils par jour, après la réparation d’une station de pompage touchée par une frappe iranienne. Conséquence directe : les exportations de brut depuis les terminaux saoudiens en mer Rouge ont quadruplé. Certes, la production reste loin des 11 millions de b/j atteints par le Royaume fin 2025. Mais pour la première fois depuis douze trimestres, Aramco renoue avec une forte croissance de ses bénéfices grâce à la guerre…