Nucléaire, pétrole, infrastructures : la récente visite de Vladimir Poutine au Kazakhstan a mis en lumière la profondeur des liens énergétiques entre les deux Etats. Et c’est à l’occasion de cette visite officielle que Moscou et Astana ont conclu un accord qualifié de « stratégique » de 16,5 Mds$ pour la construction de la première centrale nucléaire kazakhe à Ulken, sur les rives du lac Balkhach. Piloté par le géant Rosatom et largement financé par un prêt russe, le projet doit permettre la mise en service d’un premier réacteur dès 2034.

Mais le nucléaire n’était qu’une pièce d’un puzzle énergétique plus vaste. Les discussions ont également porté sur l’acheminement du pétrole russe vers la Chine, via le territoire kazakh. Astana s’est ainsi engagé à augmenter de 2,5 millions de tonnes par an les volumes transitant par l’oléoduc Atasu-Alashankou. Preuve que malgré ses efforts de diversification et son discours d’équilibre, le Kazakhstan demeure étroitement arrimé à la Russie dans des secteurs stratégiques. Une dépendance que Moscou entend manifestement préserver.