Sept semaines après le déclenchement de l’intervention militaire en Iran, Bruxelles sort la calculette et la facture est salée. En 44 jours de conflit, l’importation de combustibles fossiles par l’Union Européenne a bondi de 22 Mds€. Une envolée vertigineuse liée à la flambée des prix des énergies fossiles.

Face à ce choc, la Commission européenne cherche à reprendre la main. Sa présidente, Ursula von der Leyen, plaide pour remettre au cœur du jeu l’EU Energy Platform, ce mécanisme déjà mobilisé en 2022 pour mutualiser les achats de gaz et amortir la crise provoquée par la guerre en Ukraine. D’autant que cette fois, Bruxelles veut aller plus loin : elle appelle à une coordination resserrée entre États membres pour constituer leurs réserves stratégiques de façon à limiter la concurrence interne et à peser davantage sur des marchés énergétiques sous tension.