C’était l’une des décisions les plus controversées de la fin de l’année 2025. Après quarante ans d’interdiction, le président Donald Trump a donné son feu vert à l’exploitation énergétique de la Réserve naturelle nationale de l’Arctique, en Alaska, levant les restrictions de forage sur plus de 630 000 hectares de nature préservée. Un territoire qui pourrait receler jusqu’à 11,8 milliards de barils de pétrole selon l’US Geological Survey.

Quelques mois plus tard, le premier coup d’envoi de cette offensive pétrolière a tourné au faux départ. Le ministère de l’Intérieur a mis aux enchères près de 280 000 hectares de concessions, mais la vente n’a attiré que deux candidats : l’Alaska Industrial Development and Export Authority, une agence publique et la société Hex Energy. Ensemble, ils n’ont acquis que cinq parcelles sur les soixante proposées. Ce résultat mitigé met en lumière les réticences persistantes de l’industrie pétrolière. Les grandes majors, absentes de l’opération, semblent peu enclines à s’engager dans une région aux conditions extrêmes, avec des défis logistiques considérables, un environnement réglementaire incertain et la perspective de longues batailles judiciaires contre les organisations de défense de l’environnement.