Après une décennie de croissance spectaculaire, une récente étude du cabinet Rhodium Group souligne la baisse des investissements mondiaux dédiés à la fabrication de technologies propres. Ces derniers se chiffraient à 155 Mds$ en 2025 contre 265 Mds en 2023 (-42%). Le recul est particulièrement brutal en Chine, où les investissements ont reculé de 70 %, tandis que les États-Unis enregistrent eux aussi un net ralentissement. À l’inverse, l’Europe résiste : les montants investis y sont restés globalement stables.
Aux États-Unis, après un record atteint en 2024, plus de la moitié des projets annoncés ont été annulés ou reportés en 2025. En toile de fond : l’incertitude liée aux orientations de l’administration Trump et le démantèlement progressif de plusieurs dispositifs de soutien aux énergies propres. Côté chinois, le recul des investissements, amorcé dès 2024, ne traduit pas un affaiblissement structurel selon pour Rhodium Group. Pékin chercherait avant tout à reprendre le contrôle d’un marché où l’offre est largement excédentaire et à réduire la guerre des prix. Une phase d’ajustement qui ne remettrait pas en cause la domination chinoise dans le solaire et les véhicules électriques : la Chine demeure aujourd’hui incontournable à chaque maillon de la chaîne de valeur de ces technologies.