Et si l’empressement de Donald Trump à mettre fin à la guerre en Iran était aussi motivé par une urgence énergétique intérieure ? Selon les derniers chiffres de l’AIE, la réserve stratégique de pétrole (SPR) des États-Unis est tombée sous la barre des 350 millions de barils, un niveau historiquement bas qui se rapproche de celui de 1983 et qui va continuer à baisser.

Une situation suffisamment préoccupante pour que Mike Sommers, président de l’American Petroleum Institute, tire publiquement « la sonnette d’alarme », exhortant à rouvrir le détroit d’Ormuz « le plus vite possible ». Car avant la guerre en Iran, la SPR contenait encore 415 millions de barils. Mais en mars dernier, l’administration Trump a autorisé la mise sur le marché de 172 millions de barils et de 40 millions supplémentaires début juin. Sur ce volume, près de 133 millions ont déjà été vendus et seront progressivement retirés des stocks. À ce rythme, la Maison-Blanche devrait trancher d’ici début juillet entre poursuivre la vente issue de la réserve ou préserver ce qui reste d’un stock devenu critique, d’autant que la législation interdit de descendre sous le seuil des 150 millions de barils. D’où l’intérêt d’une ré-ouverture rapide du détroit d’Ormuz.