Les installations d’éoliennes ont bondi de 40 % en 2025. Pas moins de 165 GW sont entrés en opération l’année dernière, dont 80% dans la région Asie-Pacifique, selon le rapport annuel du Global Wind Energy Council publié le 20 avril.
Comme les années précédentes, la Chine reste le marché le plus dynamique, et de très loin : 120 GW installés en 2025, soit 73 % du total mondial. Le pays compte 640 GW en cumulé, ce qui représente environ la moitié du parc éolien mondial. Un statut de leader dû à une politique publique volontariste pour réduire la dépendance aux hydrocarbures importés, une stratégie encore confortée par la crise énergétique actuelle. Elle a également fait naître des géants industriels à l’instar de Goldwind, Envision ou encore Mingyang. Ces turbiniers initialement concentrés sur leur marché intérieur sont désormais offensifs sur les marchés internationaux, particulièrement européens en concurrençant frontalement des acteurs historiques comme Siemens Gamesa, Vestas ou General Electric.
L’Inde est le deuxième marché asiatique de l’éolien, et le troisième au niveau mondial derrière les Etats-Unis, avec 6,3 GW installés en 2025. Même s’il est loin derrière la Chine, le pays affiche une croissance de 85 % par rapport à l’année précédente. A l’instar de son voisin, l’Inde compte sur l’éolien et le solaire pour décarboner son mix électrique encore très largement dominé par le charbon : 74% de sa production. Parmi les autres pays asiatiques en pointe dans l’éolien, citons la Corée du sud, le Vietnam et les Philippines. Ces pays ont réalisé « des réformes réglementaires décisives qui traduisent la volonté politique en projets concrets », s’est félicité Ben Backwell, PDG du Global Wind Energy Council.
A noter que sur les 165 GW éoliens installés dans le monde en 2025, seuls 9,3 GW l’ont été en mer (+16 % par rapport à 2024). Le secteur offshore souffre d’une augmentation des coûts plus élevée qu’à terre et d’une instabilité politique dans certains pays, à commencer par les Etats-Unis où de nombreux projets ont été gelés par l’administration Trump.
Au niveau mondial, l’éolien conserve sa position de deuxième source d’électricité renouvelable devant le solaire mais derrière l’hydroélectricité en termes de capacités installées.
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